A propos

Laudetur Iesus Christus !

En latin, Milites Virginis Mariae signifie Soldats de la Vierge Marie.

Tenu par des laïcs, ce site se veut intransigeant sur la doctrine catholique et charitable dans l’évangélisation. Aussi, nous souhaitons encourager les fidèles à une piété mariale, d’où le nom du site… et sa couleur de fond (le bleu).

Découverte des Pères de l’Église, citations remarquables, sermons, modestes analyses politiques et partages d’articles provenant d’autres sites généralement proches des idées des auteurs de ce site, telle est la nature des publications de Milites Virginis Mariae. Tout cela « encadré » par le modèle de la méditation ignatienne des Deux étendards (cf. Chapitres et sous-chapitres, à la droite de l’écran) : l’Étendard du Christ face à l’Étendard de Lucifer. Deux étendards, un seul qui sauve : celui du Christ.

« Omnia instaurare in Christo »  (« Instaurer toutes choses en Christ ») était la devise du Saint Pape Pie X : c’est ce à quoi, humblement, nous souhaitons œuvrer. Tout pour la gloire de Dieu et le salut des âmes !

Première remarque. Nous signalons à tout notre lectorat qu’il se peut que nous partagions des articles, des extraits de livres et, ou, de sites web, d’auteurs hétérodoxes voire objectivement et/ou publiquement hérétiques, non pas dans un esprit de concession ou d’irénisme – nous ne partageons pas leurs erreurs philosophiques et théologiques –, mais en raison de la pertinence de certains écrits que certains auteurs païens peuvent publier, et ce uniquement à titre de documentation, sachant l’intérêt qu’ils peuvent susciter. Nous récusons, nous condamnons évidemment l’intégralité de leurs propos contre la foi et les mœurs catholiques.

Deuxième remarque. En plus de cette section nommée A propos, vous trouverez ces quatre autres sections :

Croire & Combattre, subdivisée en trois sous-sections ;

• l’Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats ;

Profession de foi ;

Contact.

Troisième remarque. Pour le partage de nos articles ou de nos vidéos – attention cependant, cela ne représente pas plus de 20% de ce site, qui partage habituellement les contenus de livres, d’articles, de notes, de vidéos provenant d’autres sites, blogs, chaînes YouTube, etc. –, il vous suffit de les copier-coller en indiquant uniquement la source, et cela sans nous demander l’autorisation : Ad Majorem Dei Gloriam !

Quatrième remarque. Vous trouvez-vous sur site qui partage le constat théologique de la vacance du Saint-Siège et de l’éclipse de l’Eglise catholique (dont l’infiltration et l’usurpation modernistes furent les étapes préalables), autrement dit vous trouvez-vous sur un site sédévacantiste ? Pour répondre à cette question, nous posons ci-dessous deux textes, dont nous partageons en partie les contenus, l’un de M. l’Abbé Hervé Belmont (ordonné par S.E. Mgr Marcel Lefebvre) et l’autre de S.E. Mgr Simon Scharf (ordonné par S.E. Mgr Michael French, sacré par S.E. Mgr Emmanuel Korab), intitulés Suis-je sédévacantiste ? et VII. Nullam partem – Rejet de l’Eglise post-moderniste.

Abbé Hervé Belmont : « Suis-je sédévacantiste ? »

« Parce que nous sommes dans le domaine du témoignage de la foi catholique, je vous réponds un oui simpliciter, et même un double oui à cette question.

La raison première, principale, essentielle, est un fait : il n’y a actuellement personne sur le Siège de Saint-Pierre qui soit Pape, investi de l’autorité pontificale, revêtu de la puissance souveraine que Notre-Seigneur Jésus-Christ a confiée à saint Pierre et à ses successeurs, possédant la plénitude du triple pouvoir sur l’Église catholique. Cette affirmation n’émane pas d’un jugement d’opinion, elle est la conclusion immédiate et inéluctable d’une impossibilité dans la foi : il est impossible d’être Pape et simultanément d’assumer l’héritage de Vatican II, ses hérésies explicites ou implicites, sa réforme liturgique protestante, sa praxis destructrice de la foi, des sacrements et de la vie chrétienne. Ce constat d’impossibilité est immédiatement fondée sur l’enseignement infaillible que l’Église donne à propos d’elle-même ; je connais donc cette impossibilité par et dans la lumière de la foi. Ce n’est pas le lieu de donner les preuves, de réitérer les raisonnements, de manifester les points clefs de cette impossibilité : je me contente de répondre à la question posée. Oui, le Siège est vacant.

À cette raison j’ajoute une seconde, accidentelle, anecdotique. L’étiquette de sédévacantiste est infamante, c’est un fait ; elle sonne généralement comme une condamnation. Comme elle est attribuée à ceux qui, malgré leurs défauts, leurs insuffisances voire leurs égarements, s’efforcent dans la situation actuelle d’exercer l’intégrité de la foi catholique : alors, je la prends et je ne la récuse pas. Je ne vais pas, Dieu m’en préserve, me désolidariser des combattants alors que les coups pleuvent ; je ne vais pas proférer un « je ne connais pas cet homme » : ce serait lâcheté. Je réclame ma part d’infamie.

Mais ma réponse ne s’arrête pas là. Car j’y dois ajouter un non relatif, secundum quid, un double non. Je précise qu’un non secundum quid ne vient pas infirmer un oui émis simpliciter. S’il faut répondre par oui ou par non, la réponse est oui. Mais il est nécessaire d’apporter des précisions qui me semblent d’importance.

Tout d’abord, je n’aime pas le néologisme sédévacantisme, parce qu’il donne l’impression d’être une doctrine particulière, un courant parmi d’autres, un parti théologique : or il n’en est rien. C’est même l’inverse qui est vrai : pour affirmer qu’aujourd’hui nous avons un Pape qui gouverne la sainte Église, il faut controuver des doctrines anti-infaillibilistes, désobéissantistes, liberté-religieusistes et tutti quanti ; tandis que le sédévacantisme se caractérise par la volonté d’appliquer la doctrine universelle, pérenne, obligatoire de l’Église catholique à la situation du Siège apostolique. Même si quelqu’un pense qu’ils ont tort, il ne trouvera chez les sédévacantistes en tant que tels aucune doctrine nouvelle.

Le sédévacantisme n’est pas un principe ni un système, il est une conclusion, il est un fait qu’on désire voir disparaître au plus tôt. Voilà pourquoi l’appellation sédévacantiste me semble incongrue.

Un apologue me fera comprendre. Je regarde par la fenêtre et dis à un ami plongé dans son journal : il pleut. Lui qui regarde la météo à la télévision – et s’en contente – me dit que c’est impossible : on a annoncé le beau temps pour la journée. Je regarde à nouveau, je vérifie que ce n’est pas le voisin du dessus qui me fait une farce, que ce n’est pas l’arrosage du voisin d’à côté qui est mal réglé, que mes lunettes sont propres, puis j’affirme à nouveau qu’il pleut, puisque de l’eau tombe d’un nuage flottant dans le ciel ! Et mon ami de me dire : tu n’es qu’un pluvialiste ! Pluvialiste ? Non, mais réaliste, certainement. Sédévacantiste ? Non, mais catholique, certainement.

Le seul qualificatif que je revendique est celui de catholique, et catholique romain. Avec la grâce de Dieu, je n’ai pas d’autre volonté, je n’ai pas d’autre doctrine, je n’ai pas d’autre appartenance.

Ensuite, c’est la seconde raison de tempérer mon oui, j’éprouve une sympathie, je donne une adhésion à ce qu’on nomme (d’un terme bien malheureux à mon avis) la thèse de Cassiciacum [Note de la rédaction : les contributeurs de Milites Virginis Mariae ont certains doutes quant à l’orthodoxie et à l’efficience de cette thèse]. J’adhère surtout à son principe fondamental : l’intention théologale. Quand le R. P. Guérard des Lauriers a élaboré cette thèse pour rendre compte de la situation de l’Église, il a mis en œuvre le principe adéquat : devant une crise dont l’ampleur et la profondeur obligent à remettre en cause l’existence de l’autorité pontificale dans un sujet paraissant en jouir (pour une autre cause que l’invalidité de l’élection), il faut que le regard porté soit vital, qu’il se tienne à l’intérieur même de l’acte de foi théologale : il aura une portée réelle, il fera discerner la vérité, il permettra de conclure. Autrement dit, il faut affirmer tout ce que la foi catholique nous contraint d’affirmer, nier tout ce qu’elle nous contraint de nier… et s’en tenir là. Recourir à des éléments qui sont d’une certitude d’ordre inférieur – des faits non certifiés, des raisonnements qui n’atteignent pas à cette lumière théologale, des théories théologiques (comme celles sur le Pape hérétique) que l’Église n’a pas intégrées à sa propre doctrine etc. – peut aider à comprendre, peut conforter dans la certitude de la légitimité de la conclusion, mais ne permet pas de conclure catégoriquement.

C’est un peu paralysant, non ?

— Je m’exprime de façon trop alambiquée pour qu’il apparaisse que si cette intention théologale exclut les jugements sur les personnes et les conclusions hasardeuses, elle permet d’atteindre une certitude qui relève de la foi catholique. Ce qu’on « perd » en extension, on le gagne en compréhension. Au demeurant, je n’entends pas prouver la thèse de Cassiciacum, mais exposer en quel sens je suis sédévacantiste.

Une précision s’impose cependant. Le Père Guérard des Lauriers, tant en raison de son principe qu’en raison de son argument (induction fondée sur l’ensemble des actes de Vatican II-Paul VI) a usé de la distinction pape materialiter / Pape formaliter qui est au cœur de sa thèse. Cette distinction doit être « mise à jour » : le materialiter attribué Paul VI incluait une réalité juridique du fait qu’il était le sujet élu. Mais par la suite, l’élection a disparu avec la disparition des cardinaux (les nouveaux nommés ne l’étant pas vraiment parce que la nomination est un acte de juridiction). Le materialiter qu’on peut attribuer à Benoît XVI est beaucoup plus ténu : il ne reste rien de l’ordre juridique, il ne reste qu’un fait public (l’être-là) qui n’est qu’une disposition prochaine à être reconnu par l’Église universelle en cas de rupture avec la nouvelle religion de Vatican II. Il y a encore une continuité (qui n’est pas sans incidence sur l’apostolicité de l’Église) mais cette continuité est une continuité en puissance. »

S.E. Mgr Simon Scharf : « VII. Nullam partem – Rejet de l’Eglise post-moderniste »

« C’est le même principe de précaution qui pousse la Concorde Augustinienne et Sacerdotale à adopter une position précise vis-à-vis de l’Eglise post-moderniste qui porte actuellement – hélas ! – le nom de catholique.

Elle n’entend pas se livrer à l’habituel torrent d’insultes que les milieux traditionalistes ont habitué les oreilles pieuses et chastes à ouïr à l’encontre des autorités que, peu ou prou, tous reconnaissent détenir quelque degré de légitimité.

La Concorde Augustinienne et Sacerdotale est incapable de reconnaître dans S. S. François Iᵉʳ autre chose que le chef d’une nouvelle Eglise, substantiellement différente de l’Eglise de N.-S. Jésus-Christ, qui existe encore et qui est appelée par le Saint-Esprit « cette Eglise glorieuse, sans tache ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et immaculée » (Eph., V, 27).

Elle ne se réjouit cependant pas des malheurs qui adviennent à l’Eglise post-moderniste, notamment à cause de sa dépravation morale, considérant que les avanies humaines sont peu de choses comparées à l’adultération progressive de la doctrine, de la discipline et de la forma mentis catholiques, qui aboutissent pour ainsi dire naturellement à la nouvelle Église.

La Concorde Augustinienne et Sacerdotale ne perd pas de vue que l’événement appelé « Concile Vatican II » ne fut jamais que la stabilisation d’un mouvement global de réforme, inauguré avec le concordat de 1801, et précipité par la prise de pouvoir des militants laïcs contre la hiérarchie apostolique. Le pari qui avait été fait de convertir la Modernité, de lui persuader qu’elle n’était que la fille ingrate du christianisme (dixit l’Abbé Rohrbacher, Histoire universelle de l’Eglise catholique, Paris, 1850, tome I, p. XXVII), et de profiter du renversement des trônes pour inaugurer une ère de christianisme triomphant, a été perdu.

De réforme en réforme, les rituels ont été transformés, au point qu’il ne fait pas de doute que les Ordres conférés par la nouvelle Eglise sont aussi invalides que ceux des Anglicans.

Tout cela n’est pas bon. Aussi, les Prêtres de la Concorde Augustinienne et Sacerdotale ne prient-ils pas en union avec S.S. François Iᵉʳ, selon la parole de S. Cyprien :

« Adhérer à un faux évêque de Rome, c’est être en dehors de la communion de l’Eglise. »

Ils ne voient pas en lui un « vrai pape, quoiqu’hérétique, » ni un « pape vraiment hérétique, » ni un « pape matériel », ni un « antipape », mais un chef aveugle conduisant des aveugles vers la fosse où ils tomberont (S. Luc, VI, 39) – s’abstenant soigneusement d’ « injurier les gloires », se contentant de dire avec S. Michaël Archange : Imperat tibi Deus (Jude I, 8-9).

Par conséquent, la Concorde Augustinienne et Sacerdotale prend acte de la vacance de facto et de jure du Siège apostolique, adhérant à la conclusion théologique généralement désignée sous le néologisme de sédévacantisme.

Un usurpateur ne détiendra jamais une part d’autorité légitime qu’aux yeux de ceux qui n’ont de la légitimité qu’une idée bien médiocre, et envers elle un profond et secret mépris.

Les clercs de la Concorde Augustinienne et Sacerdotale font monter vers la Pierre angulaire posée en Sion (Eph., II, 20) des prières et des supplications pour le retour d’un pape sur le trône de Sᵗ Pierre, confessant qu’il est impossible que l’Eglise puisse subsister normalement sans que le Vicaire du Christ occupe la primauté en son sein, et qu’il « confirme ses frères » (S. Luc., XXII, 32), selon l’ordre du Christ dont il est l’image incorruptible sur terre. »

Kyrie Eléison

Publicités